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Les collectivités territoriales et la protection de l’environnement

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Les collectivités territoriales et la protection de l’environnement

La libre administration des collectivités territoriales est reconnue par la constitution sénégalaise. L’article 102 de la constitution rappelle qu’elles constituent le cadre institutionnel de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques.
Cependant, le lien entre l’environnement et les collectivités territoriales est consacré par l’article 3 du nouveau Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) qui dispose que : ‘’les collectivités territoriales ont pour mission la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement économique, social et environnemental d’intérêt local’’.
Elles seraient ainsi invitées à participer activement au développement des activités humaines et à la protection de l’environnement.
En outre, la première forme d’intervention des collectivités territoriales consiste à exercer des compétences qui ont pour objet direct la protection de l’environnement (aménagement et planification, gestion de certains services publics et pouvoirs de police générale ou spéciale).

Elles agissent, en second lieu, en faveur de l’environnement, à travers l’exercice de compétences transférées :
• La création et la gestion des forêts, zones protégées et sites naturels d’intérêt départemental ;
• La délivrance d’autorisation d’amodiation de chasse, après avis du conseil municipal ;
• La gestion des eaux continentales à l’exclusion des cours d’eau à statut national ou international ;
• L’élaboration et mise en œuvre de plans départementaux d’actions de l’environnement, d’intervention d’urgence et de prévention des risques ;
• La réalisation de pare- feux et la mise à feu précoce, dans le cadre de la lutte contre les feux de brousse ;
• L’élaboration et mise en œuvre des plans d’action locale pour l’environnement ;
• La protection des eaux souterraines et de surface ;
• La répartition des quotas d’exploitation forestière entre les communes ;
• La lutte contre les incendies et protection de la nature ;
• L’autorisation de défricher après avis du conseil municipal concerné ;
• La délivrance de permis de coupe et d’abattage.
Plus spécifiquement, la commune est chargée de :
• la gestion des forêts de terroirs ;
• la gestion des sites naturels d’intérêt local ;
• la création et gestion des bois communaux et d’aires protégées ;
• la création de mares artificielles et retenues collinaires notamment à des fins agricoles ;
• la gestion des opérations de reboisement ;
• l’élaboration des plans communaux d’action pour l’environnement ;
• la gestion des déchets et la lutte contre l’insalubrité ;
• la mise en défens

19 juin 2023/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/06/CT-et-lenvironnement-1030x1030-1.jpg 1030 1030 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-06-19 11:21:332023-06-19 11:21:33Les collectivités territoriales et la protection de l’environnement

Commune de Mont Rolland : portrait maire et jdet

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De par sa position géographique avantageuse, la commune de Mont Rolland (dans la région de Thiès), située dans les contreforts des collines du plateau du Cayor dans sa partie ouest, non loin de l’océan Atlantique, offre un décor divers caractérisé par un relief accidenté. Délimitée au Sud-ouest par le département de Tivaouane, elle s’étend sur 172 km2. Elle est limitée au Nord par la commune de Notto-Gouye Diama, au Sud par celle de Fandène, à l’Est par Chérif Lô et à l’Ouest par les collectivités territoriales de Djender et de Keur Mousseu.

Située à une centaine de kilomètres de Dakar, sur la route nationale N°8, la commune de Mont-Rolland englobe 18 villages. Son nom Mont-Rolland vient de l’appellation donnée par des missionnaires français qui y ont séjourné avant et pendant l’époque coloniale.

Monsieur Yves Lamine CISS, édile de la commune de Mont Rolland fait partie des brillants maires au Sénégal qui ont su élever leurs municipalités en collectivités émergentes. Discret et efficace, il est parvenu à faire de grandes réalisations pour sa commune notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’emploi, de l’environnement, des infrastructures etc.

Il est le dernier PCR de la commune de Mont-Rolland de 2009 à 2014, l’année où il est devenu Maire par l’acte III de la décentralisation.

Sociaux-économiste, Mr CISS a aussi été le directeur de la coopérative d’épargne et de crédit du réseau des organisations paysannes et pastorales du Sénégal (COOPEC-RESOPP) au niveau national.

En effet, la commune de Mont Rolland fait partie des trente (30) communes ayant bénéficié du Projet de Soutien aux Initiatives de Développement de l’Emploi au niveau Local (PSIDEL) mis en place par le Programme National de Développement Local et exécuté par l’Association Sénégalaise d’Appui à la Décentralisation et aux Initiatives Citoyennes (ASADIC-TAATAAN) qui a aidé la commune à la création du Bureau Economique Local (BEL), la mise en place de la base de donnée du développement économique local (BADEL) et a formé quatre (4) jeunes développeurs économiques territoriaux (JDET) comme spécialistes dans les métiers du développement économiques territorial que sont (1) l’animation économique, (2) la gestion du patrimoine communal (3) le marketing territorial et la communication, (4) la mobilisation des ressources financières locales et le financement du développement local.

Le programme JDET s’inscrit dans l’animation économique territoriale portée par le dispositif d’appui de proximité qu’est le Bureau Économique Local (BEL). Ce dispositif tire sa légitimité dans le fait que les collectivités territoriales, en l’occurrence les communes exercent une compétence générale de développement économique et social et se doivent de contribuer à la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat local. Elles ont également en charge de promouvoir l’ingénierie territoriale afin de densifier leur tissu économique.

La formation aux métiers du développement économique territorial a permis aux JDET, de faire une immersion à la mairie de Mont Rolland pour mieux, approcher et appréhender les dynamiques territoriales, la gouvernance locale et la valorisation des ressources financières de ladite commune.

Pour la commune de Mont Rolland les quatre (4) jeunes développeurs économiques territoriaux choisis sont :

Madame Françoise Hélène NDIAYE, Née à Mont-Rolland plus précisément dans le village de Tivigne Diassa. Françoise, titulaire d’une Licence en Transport Logistique, a eu à effectuer un stage au port autonome de Dakar.

Jeune entrepreneur au niveau local, la JDET spécialisée sur la Gestion de l’Information Territoriale a comme projet communal : ‘’ la création d’un bureau de communication au sein de la commune’’.

Le choix de ce projet se justifie par le fait que la commune de Mont-Rolland est une commune très développée dans le domaine de l’agriculture et accueille beaucoup de partenaires. D’où l’intérêt selon Hélène d’établir une bonne communication pour pouvoir bien travailler avec les partenaires et surtout avec la population.

La deuxième JDET sur la liste est Madame Sanine DIOUF, native du village de Tivigne Tanghor, également, titulaire d’un diplôme de technicien supérieur en développement local et communautaire. Elle a fait ses études à l’institut Africain de Développement Local (IADL)Thiès. Sanine a été relais communautaire dans différentes ONG qui ont exercées dans sa commune à savoir l’ONG Brooke et Eclosio.

Elle a aussi été relais à l’ONG LVIA et y a reçu une formation et une attestation en économie circulaire. Attirée par le développement local et la décentralisation, la jeune femme s’est spécialisée en animation économique et gestion de projets. Elle a choisi ce domaine parce qu’elle voudrait aider la population de sa localité surtout les femmes à améliorer leurs conditions de travail, mais aussi participer au développement des chaines de valeurs.

Ndèye Salimata CISS la troisième jeune choisie par la commune est une résidente du village de Ndiaye Bopp. Elle est titulaire d’un master en environnement et développement durable à l’ISDL (Institut supérieur de développement local) et d’une licence en géographie physique à l’UCAD.

Salimata fut opératrice de saisie à la direction d’automatisation des fichiers électoraux, conseillère commerciale à PCCI (premier centre de contact internationale), aide consultante avec le cabinet ISDL, enquêtrice avec le cabinet MSAS, superviseur de terrain avec l’UCG de Thiès.

Actuellement membre du Bureau Economique Local de la commune de Mont Rolland, la JDET a choisi de se spécialiser en gestion et valorisation du patrimoine communal. Elle a choisi Quality fruity Sénégal un exemple de développement économique local dans le domaine du partenariat public privé dans lequel la commune continue de bénéficier en termes de création d’emplois.

Enfin la quatrième et dernière sur la liste, Madame Henriette Pauline SANBA est diplômée en droit économique et des affaires à l’UCAO de Dakar. Elle s’est spécialisée en finance local et a comme projet « l’amélioration des impôts locaux dans la commune de Mont Rolland. » Selon elle, les impôts locaux restent les taxes les moins recouvrés et cela est dû à l’ignorance et au refus des populations du fait de la mauvaise qualité des services.

Réflexion faite dans ce domaine, Henriette aimerait apporter sa pierre à l’édifice en proposant des solutions durables et augmenter le budget de la commune.

En somme, le parcours de ces jeunes développeurs économiques territoriaux dans les métiers émergents du développement économique territoriale leur a permis, d’acquérir de nouvelles connaissances et aussi de renforcer leurs capacités en développement territorial. Aujourd’hui, ces jeunes dames de la commune de Mont Rolland sont engagées, affirme-t-elles à apporter leur touche personnelle dans l’émergence économique des collectivités territoriales.

 

15 juin 2023/3 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/06/jdet-mont-rolland.jpg 1600 1600 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-06-15 10:27:512023-06-15 10:27:51Commune de Mont Rolland : portrait maire et jdet

ASADIC-TAATAAN accompagne les porteurs d’initiatives économiques dans les territoires

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Comment accompagner les collectivités territoriales, les organisations communautaires de bases, ainsi que les Entreprenants, les Micros et Petites Entreprises (MPE) et les Petites et Moyennes Entreprises (PME) dans l’émergence de dynamiques endogènes de création d’emplois et de richesses, de revitalisation des ressources, ainsi que la gouvernance économique territoriale ?

L’Association Sénégalaise d’Appui à la Décentralisation et aux Initiatives Citoyennes (ASADIC-TAATAAN) apporte sa contribution en déployant une démarche systémique de développement des chaines de valeurs des filières porteuses des territoires. Pour ce faire, ASADIC – TAATAAN s’est attachée les services de vingt-quatre (24) Développeurs Économiques Territoriaux (DET), issus de la première cohorte de son programme de formation des jeunes diplômes de l’enseignement supérieur aux métiers du développement économique territorial.

Les jeunes ainsi mobilisés ont pour mission de promouvoir les Bureaux Économiques Locaux (BEL) dans les collectivités territoriales, de déployer l’offre de services de TAATAAN, d’accompagner et d’appuyer les Porteurs d’Initiatives Économiques (PIE) des territoires, sur les aspects financiers concernant l’élaboration des projets innovants pour les territoires dans le cadre d’une vision concertée de développement économique local.

Au final, 326 porteurs d’initiatives économiques locales seront accompagnés dans une perspective de leur mise en réseau dans quatre régions (Dakar, Louga, Kaolack, Kolda) et de promotion d’une coopération économique entre collectivités territoriales.

12 juin 2023/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/06/taataan6.jpg 768 1024 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-06-12 10:48:392023-06-12 10:48:39ASADIC-TAATAAN accompagne les porteurs d’initiatives économiques dans les territoires

Gestion du domaine privé de l’Etat, du domaine public et du domaine national.

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Gestion du domaine privé de l’Etat, du domaine public et du domaine national.

Le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), en son article 292, stipule que le territoire sénégalais est le patrimoine commun de la nation. Cependant, dans le respect des principes et dispositions de la loi sur le domaine national et du Code du Domaine de l’Etat, les compétences transférées aux départements et aux communes en matière domaniale concernent la gestion et l’utilisation du domaine privé de l’Etat, du domaine public et du domaine national.

Concernant le domaine privé de l’Etat : l’Etat peut céder aux collectivités territoriales tout ou partie de ses biens meubles ou immeubles relevant de son domaine privé, ou passer avec ces collectivités des conventions portant sur l’utilisation desdits biens (article 294 du CGCT). En outre, l’Etat peut céder des biens meubles et immeubles notamment des immeubles bâtis ou non bâtis aux collectivités territoriales pour leur permettre d’exécuter leurs missions et d’abriter des agences décentralisées ou des équipements collectifs. Cette cession peut être opérée, soit à l’initiative des collectivités territoriales, soit à l’initiative de l’Etat.

Dans le même cadre, l’Etat peut également, soit faciliter aux collectivités territoriales l’accès à la pleine propriété de tout ou partie des biens meubles et immeubles relevant de son domaine privé, soit affecter simplement le droit d’usage à ces collectivités de certains de ses biens meubles et immeubles.

Concernant le domaine public : les projets initiés sur le domaine public maritime et le domaine fluvial par les personnes physiques, les collectivités territoriales ou toute autre personne morale (article 296 du CGCT) requièrent l’autorisation du conseil départemental, après avis de l’organe délibérant de la commune où se situe le projet. Cette délibération est soumise à l’approbation du représentant de l’Etat.

Ainsi, pour les projets ou opérations initiés par l’Etat sur le domaine public maritime et sur le domaine fluvial, soit dans le cadre de l’exercice de la souveraineté, soit dans l’optique de la promotion du développement économique et social, l’Etat prend la décision après avis des conseils départemental et municipal sauf impératif de défense nationale ou d’ordre public. L’Etat communique la décision pour information aux conseils départemental et municipal.

Dans les zones du domaine public maritime et du domaine public fluvial, dotées de plans spéciaux d’aménagement approuvés par l’Etat, les compétences de gestion sont déléguées par ce dernier aux départements et communes concernés respectivement pour les périmètres qui leur sont dévolus dans lesdits plans. Les redevances y afférentes sont versées aux collectivités territoriales concernées. Les actes de gestion qu’elles prennent sont soumis à l’approbation du représentant de l’Etat et communiqués, après cette formalité, aux départemental et municipal pour information.

Par ailleurs, le domaine public artificiel reste géré par l’Etat. Toutefois, l’Etat peut transférer aux collectivités territoriales, suivant des modalités de classement qui sont fixées par décret, la gestion des monuments historiques. Les communes sont chargées de la gestion de la voirie non classée située à l’intérieur du périmètre communal.

Et enfin, en ce qui concerne le domaine national, les projets ou opérations qui y sont initiés par une personne physique, une collectivité territoriale où toute autre personne morale distincte de l’Etat, sont établis conformément aux dispositions de la loi sur le domaine national. Pour les projets et opérations qu’il initie sur le domaine national, l’Etat prend la décision après avis des conseils locaux concernés, sauf impératif de défense nationale ou d’ordre public. Cette décision est communiquée, pour information, aux conseils locaux concernés.

En outre, les terrains du domaine national sis dans les communes peuvent être immatriculés au nom de l’Etat et affectés aux communes en tant que de besoin, notamment pour servir d’assiette à des projets d’équipements collectifs. La propriété des terrains immatriculés reste à l’Etat dans le cadre des lotissements des terrains du domaine national des zones urbaines.

Toutefois, la commission d’attribution des parcelles issues de ces lotissements est présidée par le maire. La composition des membres de cette commission est fixée par décret. Les décisions de la commission font l’objet d’un acte portant attribution de parcelles aux affectataires. Cet acte est soumis à l’approbation du représentant de l’Etat.

Pour tout projet ou opération de la compétence de l’Etat dans les zones urbaines, à l’exclusion de terrains à usage d’habitation, celui-ci prend la décision après avis du conseil départemental et du conseil municipal concernés. Cette décision est communiquée au conseil départemental et conseil municipal concernés.

En somme, l’Etat peut affecter ou céder tout ou partie des zones d’aménagement spécial, suivant des critères fixés par décret, à des personnes physiques, des collectivités locales ou à toute personne morale, pour la réalisation de projets de développement économique et social.

8 juin 2023/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/06/gestion-des-domaines-1030x1030-1.jpg 1030 1030 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-06-08 11:19:552023-06-08 11:19:55Gestion du domaine privé de l’Etat, du domaine public et du domaine national.

7e édition du festival NIUMI BADIYA du jeudi 25 au dimanche 28 Mai 2023 dans la commune de Toubacouta

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Dans sa volonté de redynamiser l’attractivité de la destination Îles du Saloum et de relancer les activités culturelles, touristiques, artisanales et environnementales avec des retombées attendues en termes de création de valeurs et d’emplois notamment pour les jeunes, la commune de Toubacouta a organisé du jeudi 25 au dimanche 28 Mai 2023, la 7e édition du festival NIUMI BADIYA marquant une sortie de crise Post-Covid.

Cette initiative qui est articulée autour de l’articulation et l’opérationnalisation de la grappe TICAE entre en droite ligne du PAP2A qui opérationnalise sur un horizon court la vision et les objectifs du PSE et aussi avec la volonté de l’Etat du Sénégal de renforcer les liens et relations millénaires avec la Gambie.

La commune de Toubacouta autour de cet événement et de ce concept TICAE (tourisme, industries culturelles, artisanat, environnement), une approche multi secteurs et multi acteurs pouvant apporter une contribution notoire dans la création d’emplois et de richesses, dans la promotion, dans l’attractivité et le renforcement de la visibilité de la destination Îles du Saloum.

Pour rappel, la commune de Toubacpouta est l’une des trente (30) communes soutenues par le Programme National de Développement Local (PNDL), à travers son Projet de Soutien aux Initiatives de Développement de l’Emploi au niveau Local (PSIDEL), exécuté par l’Association Sénégalaise d’Appui à la Décentralisation et aux Initiatives Citoyennes (ASADIC-TAATAAN).

30 mai 2023/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/05/toubacouta-1.jpg 1066 1600 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-05-30 11:05:402023-05-30 11:05:407e édition du festival NIUMI BADIYA du jeudi 25 au dimanche 28 Mai 2023 dans la commune de Toubacouta

L’interpellation citoyenne, une composante essentielle de la démocratie

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L’interpellation citoyenne, une composante essentielle de la démocratie

La promotion de la démocratie et de la gouvernance participative passe par la mise en place de mécanismes et d’outils comme les espaces de dialogue et interpellation citoyenne (EDIC) autour de la gestion citoyenne locale qui regroupent un ensemble de dispositifs et de procédures qui permettent d’augmenter l’implication des citoyens dans la vie politique et d’accroître leur rôle dans les prises de décision.

Tout compte fait, le droit d’interpellation décrit la possibilité de formuler une demande à une autorité et l’obligation pour celle-ci d’y répondre. Elle recouvre deux dimensions : au Parlement dans les relations entre les parlementaires et le gouvernement, puis dans la cité, dans les relations entre les citoyens et les autorités locales.

La notion peut aller de la possibilité par les citoyens de poser une question et d’avoir une réponse dans un conseil municipal, ou d’être reçus en cas d’action collective, jusqu’à des processus plus spécifiques comme les référendums d’initiatives citoyennes ou initiatives populaires qui décrivent des procédures de démocratie directe pour des propositions de loi.

En outre, il existe plusieurs types d’interpellations citoyennes : elles peuvent prendre la forme d’une simple expression écrite (courrier, lettre ouverte, pétition, publication de rapport d’enquêtes) ou orale (prise de parole dans un conseil, conférence de presse). Elles peuvent aussi être constituées par l’organisation de rassemblements, de manifestations, ou d’actions non-violentes. Elles peuvent également s’organiser sous forme d’assemblées d’interpellations.

Ainsi, en exprimant un intérêt, un problème ou un besoin, l’interpellation rend visible des causes ou des problématiques auxquelles certains citoyens sont sensibles et qui sont mal prises en compte par les pouvoirs publics. Elle permet donc de mieux considérer la diversité des intérêts présents dans une situation donnée et d’ouvrir des espaces de dialogue pour y répondre. En cela, elle n’est pas seulement un outil de contrôle de l’action publique : elle est aussi un outil de co-construction de l’intérêt général. C’est tout l’intérêt de l’interpellation en démocratie ; mettre en exergue les positions plurielles de la société.

Toutefois, l’interpellation citoyenne peine à être considérée légitime car elle n’est pas une offre publique de participation émanant des autorités, mais une offre civile qui vient de citoyens revendicatifs. Reconnaître les formes d’expression citoyenne là où elles se trouvent est un formidable moyen de développer des politiques publiques plus appropriées, au service de tous.

24 mai 2023/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/05/02ffaddf-bcc5-433d-926e-ff3535b8166f-1030x1030-1.jpg 1030 1030 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-05-24 09:58:562023-05-24 09:58:56L’interpellation citoyenne, une composante essentielle de la démocratie

Commune de Baghère : portrait Maire et JDET

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Située au Sud-ouest de la basse Casamance, la commune de Baghère est une collectivité territoriale de la région de Sédhiou et plus précisément du département de Goudomp, Arrondissement de Simbandi Brassou.

Elle est limitée au nord par la forêt classée de Balmadou, au sud par la république de Guinée Bissau, à l’est par la commune de Niagha et à l’ouest par la commune de Dioudoubou et de Simbandi Brassou.

Elle est distante de la capitale Dakar d’environ 400 km soit une durée par la voie terrestre d’environ 8 heures. On n’y accède par la nationale n°6 communément appelée la route du Sud qui la traverse d’Est en Ouest et qui relie Kolda à Ziguinchor.

Cette commune issue du démembrement de l’ancien arrondissement de Tanaff, est créée par décret n° 2008-1495 du 31 décembre 2008 portant application des modifications de la loi n°72-02 du 1er février 1972 relative à l’organisation de l’Administration territoriale et locale.

Avec une superficie de 134 km2 et une population de 10.700 habitants répartis dans vingt-trois (23) villages, le village de Baghère a été créé par le Cherif Younouss AÏDARA.

En effet, le maire de la commune de Baghère Monsieur Ababacar SANE, élu à la tête de la commune depuis les élections municipales de 2014, fut enseignant pendant sept (7) ans, de Octobre 2004 à 2011 avant de s’engager dans la vie politique.

Par ailleurs, la commune de Baghère fait partie des trente (30) communes ayant bénéficié du Projet de Soutien des Initiatives de Développement de l’Emploi au niveau Local (PSIDEL) mis en place par le Programme National de Développement Local et exécuté par l’Association Sénégalaise d’Appui à la Décentralisation et aux Initiatives Citoyennes (ASADIC-TAATAAN) qui a aidé la commune à la création du Bureau Economique Local (BEL), la mise en place de la base de donnée du développement économique local (BADEL) et a formé quatre (4) jeunes développeurs économiques territoriaux (JDET) comme spécialistes dans les métiers du développement économiques territorial que sont (1) l’animation économique, (2) la gestion du patrimoine communal (3) le marketing territorial et la communication, (4) la mobilisation des ressources financières locales et le financement du développement local.

A cet effet, ASADIC-TAATAAN, dans le cadre de sa mission de contribution à la promotion du développement économique territorial à travers son programme de formation dénommé « Programme Jeune développeur économique territorial » (P-JDET), et le Programme National de Développement Local (PNDL), ont mis en synergie et mutualisé leurs forces pour la prise en charge de la formation professionnalisante de cent vingt (120) jeunes diplômés de l’enseignement supérieur dans différents métiers du développement économique territorial.

Pour la commune de Baghère, les quatre (4) jeunes développeurs économiques territoriaux choisis sont :

Monsieur Abdou Salam KONTE, Coordinateur du groupe, titulaire d’une maitrise en géographie, option aménagement, diagnostic et gouvernance des territoires.

En spécialisation en animation économique et gestion de projets, M. KONTE a choisi comme projet en relation avec les autorités communale, ‘’la conservation des mangues dans la commune de Baghère’’.

Le choix de ce projet se justifie par le fait que le village de Baghère renferme un nombre important d’arbres fruitiers dont la production, valorisées, devrait davantage booster l’économie locale et profiter à la population en termes de créations de revenus et d’emplois.

Le second JDET Monsieur Ansou KEBE, né à kafoul dans le département de Goudomp est titulaire d’une licence en Lettre Moderne à l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

Il a effectué, en 2019, un stage pratique au Lycée privé Mame Diarra Bousso de Dakar en qualité de professeur de français sanctionné par une attestation et une autre au terme de sa participation dans le projet de EQWIP HUBS.

Pour les besoins de sa spécialisation en gestion de patrimoine communal, M. KEBE a choisi de centrer ses travaux pour l’élaboration de son projet, dans le domaine de la santé. L’intitulé de son projet est ‘’ la gestion et la revalorisation des postes de santé dans la commune de Baghère’’. L’objectif est de permettre à toute la population de Baghère de vivre en bonne santé et de promouvoir le bien-être de tous, tout âge confondu.

Monsieur Seyni YAFFA, est le troisième JDET de la commune de Baghère. Il est titulaire d’une licence en géographie à L’université Assane Seck de Ziguinchor. En 2014, il a effectué un stage au collège Abbé Raoul Sagna de Ziguinchor comme professeur d’histoire et de géographie.

  1. YAFFA a choisi de se spécialiser en gestion de l’information territoriale et comme projet communal, ‘’le diagnostic du plan de communication de la commune de Baghère’’. La réussite de son projet devrait permettre l’instauration d’une communication régulière et soutenue entre les autorités communales et les populations.

Enfin, le quatrième JDET de la commune, Amadou DIALLO est titulaire d’une licence en communication digitale de l’Unchk. Il s’est par la suite inscrit en master en sciences de l’éducation.

Monsieur DIALLO se spécialise en mobilisation des ressources financières et financement du développement territorial. Son projet de professionnalisation porte dans le domaine du transport routier pour lequel la commune de Baghère souffre de difficultés diverses, notamment en ce qui concerne le recouvrement des droits et taxes y afférents. Ledit projet est intitulé ‘’Organisation du paiement des droits et taxes liés au transport routier’’. Ce projet devrait permettre à la commune de diversifier ses sources de revenus et d’accroitre les recettes jusqu’ici mobilisées.

Avec la priorité accordée à l’emploi des jeunes par l’État, ASADIC-TAATAAN entend contribuer, avec une approche territorialisée de l’emploi, à l’insertion des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur à travers des parcours de spécialisations dans les métiers émergents du développement économique territorial, afin de leur permettre de participer activement au développement des territoires.

 

 

22 mai 2023/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/05/photo-baghere.jpg 1600 1600 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-05-22 10:21:552023-05-22 10:21:55Commune de Baghère : portrait Maire et JDET

Sessions de formation avec les OSC des régions de Fatick et Kaolack, du 08 au 13 Mai 2023

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L’Association Sénégalaise d’Appui à la Décentralisation et aux Initiatives Citoyennes (ASADIC-TAATAAN) en partenariat avec Eclosio a tenu des sessions de formation avec les organisations de la société civile (OSC) dans les  régions de Fatick et Kaolack du 08 au 13 Mai 2023.

En effet, ces formations entre dans le cadre des subventions en cascade qui constituent l’une des activités principales du volet Insertion et Développement de l’Emploi par l’Accompagnement Local (IDEAL).

L’objectif de ces journées d’apprentissage e était de renforcer les capacités des membres des organisations de la société civile (OSC) sur la gouvernance et la mobilisation des ressources.

15 mai 2023/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/05/kl-2.jpg 608 1080 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-05-15 10:14:472023-05-15 10:14:47Sessions de formation avec les OSC des régions de Fatick et Kaolack, du 08 au 13 Mai 2023

La coopération décentralisée

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La coopération décentralisée

La  coopération décentralisée désigne, au sens strict, un partenariat conclu entre deux collectivités territoriales de deux pays différents. Lequel partenariat est fondé sur une convention signée par les parties, suite à une acceptation de l’organe délibérant conseil : municipal, intercommunal, départemental ou régional.

Parce qu’elle s’inscrit dans une dynamique forte de coopération de territoire à territoire, la coopération décentralisée représente un enjeu majeur pour l’appui à la mise en œuvre du processus de décentralisation, du renforcement de la gouvernance locale et de la démocratie. Par ailleurs, la coopération entre collectivités territoriales entre dans le cadre de la diplomatie des territoires.

La coopération décentralisée œuvre ainsi pour la mise en commun de bonnes pratiques de gestion et de gouvernance mais aussi pour les échanges humains, culturels, économiques, éducatifs ou encore scientifiques.

En effet, au Sénégal, les collectivités territoriales peuvent, dans le cadre de leurs compétences propres, entreprendre des actions de coopération qui donnent lieu à des conventions avec les collectivités territoriales de pays étrangers ou des organismes internationaux publics ou privés de développement. Elle est ainsi appréhendée au sens large.

Instrument de dialogue, de concertation et de gestion participative, la coopération décentralisée dépasse le seul cercle des élus locaux. Elle doit être le trait d’union entre les acteurs des territoires partenaires ;

En somme, la coopération décentralisée ne doit pas être vue comme un simple guichet, sinon elle ne sera pas durable et ne contribuera pas à améliorer la situation des collectivités territoriales impliquées. Elle demande à être conçue comme une relation entre collectivités territoriales qui permet de répondre aux enjeux de développement des territoires. Pour cela elle s’inscrit dans le temps et elle est pilotée par des institutions publiques et mise en pratique par  des citoyens, des entreprises, des universités, etc. Elle n’est  pas juste un moyen d’accumuler des investissements, mais demeure un levier pour mettre en œuvre une vision du développement qui répond aux enjeux du territoire. Cela implique de faire des choix et d’agir sur des domaines qui soient au cœur de leurs préoccupations de développement durable.

24 avril 2023/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/04/cooperation.jpg 1080 1080 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-04-24 11:18:592023-04-24 11:18:59La coopération décentralisée

Visite de la commune des parcelles assainies

actualité, News

Ce Mercredi 13 Avril 2023, une délégation de la commune des parcelles assainies a rendu visite à l’équipe d’ASADIC-TAATAAN dans ses nouveaux locaux sis à Mbao Villeneuve.

Cette visite entre dans le cadre d’un potentiel partenariat entre TAATAAN et la commune, pour mieux accompagner l’équipe municipale dans son projet de mandature et à mettre en œuvre des projets de développement au niveau économique et social.

Ainsi, la commune des parcelles assainies compte sur l’expertise et l’expérience d’ASADIC-TAATAAN en matière de développement économique local pour l’accompagner dans le renforcement de la gouvernance locale, notamment dans l’appui aux cadres de concertation, l’accompagnement des jeunes et des femmes entre autres.

 

14 avril 2023/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2023/04/P.A-1.jpg 1066 1600 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2023-04-14 12:41:142023-04-14 12:41:14Visite de la commune des parcelles assainies
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