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L’interpellation citoyenne, une composante essentielle de la démocratie

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L’interpellation citoyenne, une composante essentielle de la démocratie

La promotion de la démocratie et de la gouvernance participative passe par la mise en place de mécanismes et d’outils comme les espaces de dialogue et interpellation citoyenne (EDIC) autour de la gestion citoyenne locale qui regroupent un ensemble de dispositifs et de procédures qui permettent d’augmenter l’implication des citoyens dans la vie politique et d’accroître leur rôle dans les prises de décision.

Tout compte fait, le droit d’interpellation décrit la possibilité de formuler une demande à une autorité et l’obligation pour celle-ci d’y répondre. Elle recouvre deux dimensions : au Parlement dans les relations entre les parlementaires et le gouvernement, puis dans la cité, dans les relations entre les citoyens et les autorités locales.

La notion peut aller de la possibilité par les citoyens de poser une question et d’avoir une réponse dans un conseil municipal, ou d’être reçus en cas d’action collective, jusqu’à des processus plus spécifiques comme les référendums d’initiatives citoyennes ou initiatives populaires qui décrivent des procédures de démocratie directe pour des propositions de loi.

En outre, il existe plusieurs types d’interpellations citoyennes : elles peuvent prendre la forme d’une simple expression écrite (courrier, lettre ouverte, pétition, publication de rapport d’enquêtes) ou orale (prise de parole dans un conseil, conférence de presse). Elles peuvent aussi être constituées par l’organisation de rassemblements, de manifestations, ou d’actions non-violentes. Elles peuvent également s’organiser sous forme d’assemblées d’interpellations.

Ainsi, en exprimant un intérêt, un problème ou un besoin, l’interpellation rend visible des causes ou des problématiques auxquelles certains citoyens sont sensibles et qui sont mal prises en compte par les pouvoirs publics. Elle permet donc de mieux considérer la diversité des intérêts présents dans une situation donnée et d’ouvrir des espaces de dialogue pour y répondre. En cela, elle n’est pas seulement un outil de contrôle de l’action publique : elle est aussi un outil de co-construction de l’intérêt général. C’est tout l’intérêt de l’interpellation en démocratie ; mettre en exergue les positions plurielles de la société.

Toutefois, l’interpellation citoyenne peine à être considérée légitime car elle n’est pas une offre publique de participation émanant des autorités, mais une offre civile qui vient de citoyens revendicatifs. Reconnaître les formes d’expression citoyenne là où elles se trouvent est un formidable moyen de développer des politiques publiques plus appropriées, au service de tous.

 

 

22 août 2022/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/08/02ffaddf-bcc5-433d-926e-ff3535b8166f.jpg 1080 1080 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-08-22 11:33:582022-08-22 11:33:58L’interpellation citoyenne, une composante essentielle de la démocratie

Les collectivités territoriales et la protection de l’environnement

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Les collectivités territoriales et la protection de l’environnement

La libre administration des collectivités territoriales est reconnue par la constitution sénégalaise. L’article 102 de la constitution rappelle qu’elles constituent le cadre institutionnel de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques.
Cependant, le lien entre l’environnement et les collectivités territoriales est consacré par l’article 3 du nouveau Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) qui dispose que : ‘’les collectivités territoriales ont pour mission la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement économique, social et environnemental d’intérêt local’’.
Elles seraient ainsi invitées à participer activement au développement des activités humaines et à la protection de l’environnement.
En outre, la première forme d’intervention des collectivités territoriales consiste à exercer des compétences qui ont pour objet direct la protection de l’environnement (aménagement et planification, gestion de certains services publics et pouvoirs de police générale ou spéciale).

Elles agissent, en second lieu, en faveur de l’environnement, à travers l’exercice de compétences transférées :
• La création et la gestion des forêts, zones protégées et sites naturels d’intérêt départemental ;
• La délivrance d’autorisation d’amodiation de chasse, après avis du conseil municipal ;
• La gestion des eaux continentales à l’exclusion des cours d’eau à statut national ou international ;
• L’élaboration et mise en œuvre de plans départementaux d’actions de l’environnement, d’intervention d’urgence et de prévention des risques ;
• La réalisation de pare- feux et la mise à feu précoce, dans le cadre de la lutte contre les feux de brousse ;
• L’élaboration et mise en œuvre des plans d’action locale pour l’environnement ;
• La protection des eaux souterraines et de surface ;
• La répartition des quotas d’exploitation forestière entre les communes ;
• La lutte contre les incendies et protection de la nature ;
• L’autorisation de défricher après avis du conseil municipal concerné ;
• La délivrance de permis de coupe et d’abattage.
Plus spécifiquement, la commune est chargée de :
• la gestion des forêts de terroirs ;
• la gestion des sites naturels d’intérêt local ;
• la création et gestion des bois communaux et d’aires protégées ;
• la création de mares artificielles et retenues collinaires notamment à des fins agricoles ;
• la gestion des opérations de reboisement ;
• l’élaboration des plans communaux d’action pour l’environnement ;
• la gestion des déchets et la lutte contre l’insalubrité ;
• la mise en défens

16 août 2022/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/08/CT-et-lenvironnement.jpg 1080 1080 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-08-16 10:57:242022-08-16 10:57:24Les collectivités territoriales et la protection de l’environnement

Séance de travail entre la commune de Dara Mboss et Taatan

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Guinguineo : Dara Mboss

La commune de Dara Mboss et Taatan en séance de travail pour une éventuelle collaboration

Dans le le cadre de ses missions d’accompagner les collectivités territoriales, l’association sénégalaise d’appui à la décentralisation et aux initiatives citoyennes( Asadic Taatan), à travers son bureau de la zone centre, coordonné par Henry P.Massene Sene a effectué une mission de terrain et de travail , ce jeudi dans la commune de Dara Mboss, dans le département de Guinguineo.

Objectif selon les deux responsables de la délégation du jour, Fatou Niang et Diegui Diallo, c’est de faire une prise de contact pour éventuellement voir comment pactiser un partenariat entre la commune et Taatan.

 » C’était une mission de diagnostic des difficultés et des préoccupations de la commune. Très prochainement , on espère se retrouver , ici, pour matérialiser cet accord, qui permettra de promouvoir le développement économique territorial de la commune » a expliqué Fatou Niang chef de la mission.

Une rencontre présidée par le sous préfet de l’arrondissement de Nguelou, le Maire de la commune Mamadou MBAYE, qui se félicite de cette visite, qui , augure selon lui des lendemains meilleurs.

 

12 août 2022/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/08/DET-centre1.jpg 581 1032 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-08-12 11:20:022022-08-12 21:15:00Séance de travail entre la commune de Dara Mboss et Taatan

Le contrôle citoyen de l’action publique (CCAP)

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De par leur droit de regard sur la gestion des affaires locales les concernant, les citoyens ou les organisations de la société civile doivent mener des actions orientées vers le contrôle de l’action publique,  pour amener les gouvernements et les collectivités territoriales à leur rendre compte. Il s’agit ici du contrôle citoyen de l’action publique.

Le contrôle citoyen de l’action publique (CCAP) renvoie au processus qui vise à renforcer la performance des collectivités territoriales à travers un engagement civique et une participation active des citoyens afin d’instaurer une culture de la transparence et de l’inclusion, et d’amener les élus et les organes de gestion des collectivités territoriales à rendre compte de leurs décisions.

En effet, l’approche CCAP semble aller plus loin dans le renforcement de la participation des populations. Elle constitue une réelle opportunité pour une élaboration plus participative des politiques publiques de développement. Ce concept de responsabilité sociale renvoie à toutes les initiatives prises par la société civile pour contrôler l’action publique afin de susciter chez les autorités politiques et administratives un réflexe plus poussé de rendre compte. L’originalité de cette approche réside dans l’opportunité offerte aux populations de donner un avis sur les décisions touchant directement la gestion de la chose publique.
Cette approche essaie de développer des principes et des mécanismes tendant :

  • à renforcer les capacités des populations à participer, négocier et contrôler la gestion de la chose publique ;
  • à obliger les décideurs à rendre compte de leur gestion des affaires dont ils sont mandataires ;
  • à améliorer la performance des programmes grâce à une utilisation plus rationnelle des ressources et une meilleure identification des besoins et priorités.

Cependant, la transparence et l’accès équitable à l’information constituent des éléments clés du contrôle citoyen. La mise en place d’un système participatif efficient nécessite  au moins trois conditions :

  • Le contexte institutionnel global (voire constitutionnel) doit être favorable à une concrète expression des principes qui sous-tendent la participation ;
  • Les structures qui promeuvent la participation citoyenne doivent disposer de procédures et mécanismes internes qui permettent aux citoyens d’avoir une influence réelle sur les décisions prises ;
  • Les citoyens doivent disposer des aptitudes et capacités nécessaires pour influencer les décisions qui les concernent directement ;

En somme, les citoyens peuvent contrôler l’action publique à divers niveaux (de la base au sommet de la hiérarchie sociale). Le CCAP peut porter sur une multitude de questions (politiques, gouvernementales, conduite de politique, dépenses publiques, prestation de service, etc.), ou reposer sur diverses stratégies (recherche, suivi, planification participative, défense et promotion des droits, éducation, etc.)

Avec la promotion à l’échelle mondiale de la gouvernance participative et des données ouvertes, le contexte semble désormais propice pour un CCAP par une société civile plurielle qui peut compter sur une presse de plus en plus libre.

Le contrôle citoyen de l’action publique peut être un outil d’aide à la gouvernance. Tout dirigeant ou responsable soucieux d’un développement durable, devrait contribuer à sa promotion afin de bénéficier des compétences et observations des citoyens qui, ici, jouent beaucoup plus un rôle de partenaires que de gendarmes.

Gouverner, c’est planifier et réajuster en vue d’un meilleur résultat. Le CCAP est un moyen d’avoir un « feedback social » afin de réussir la gouvernance, au service de la population dans tout État démocratique. La synergie Etat-Société civile, résultat d’un CCAP efficace, restaure une image positive des institutions étatiques, une gouvernance plus efficace et une meilleure mobilisation citoyenne autour de l’État dans toutes ses dimensions.

11 août 2022/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/08/CCAP.jpg 728 1030 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-08-11 11:01:492022-08-11 11:01:49Le contrôle citoyen de l’action publique (CCAP)

La démocratie meilleure : acceptation et stabilité

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La démocratie meilleure : acceptation et stabilité

Traditionnellement connue comme étant ‘’ le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peule’’, la démocratie est le système politique le plus adopté par nos pays actuellement.

En effet, le régime démocratique se reconnait précisément par le respect et la protection que les autorités publiques accordent aux droits et libertés des citoyens.

C’est la souveraineté du peuple qui légitime la démocratie comme le meilleur régime politique possible. Nombreuses en sont les raisons. L’Etat, dans son essence, est l’expression d’une volonté collective. L’Etat résulte alors de la volonté des individus de fixer des lois régissant leur existence commune. Grâce à la démocratie, le peuple devient ainsi le souverain qui préside aux destinées de la nation.

La démocratie est un Véritable espace de liberté, de droit et de bien-être social, les démocraties offrent les conditions idéales pour une bonne cohabitation entre ses citoyens.

Cependant, des élections libres permettent à tous les citoyens de participer aux affaires de la cité. Dans une démocratie, chacun peut prendre des responsabilités et briguer des mandants. La démocratie est synonyme de liberté individuelle avec pour objectif l’harmonie de la communauté. Cela donne un sens au bien commun.

Par ailleurs, le gouvernement dépend de la volonté du peuple. Ainsi la démocratie crée sa propre acceptation et stabilité. C’est le secret de sa réussite.

Les démocraties requièrent de nombreuses conditions préalables pour exister et peuvent être organisées de différentes manières.

Et enfin, dans la démocratie, l’Etat a pour mission de protéger les différentes libertés. Car il naît du besoin de concilier les libertés individuelles sans y porter atteinte ; or, ce sont les individus eux-mêmes qui confient ce rôle à l’Etat. Il faut donc voir dans l’Etat un intermédiaire entre le peuple et lui-même : c’est par la volonté du peuple qu’il existe, et c’est parce qu’il existe, et c’est parce qu’il est utile au peuple, qu’il a un sens.

Source : « La démocratie meilleure : Principes pour un ordre représentatif », KAS, (Konrad ADENAUER Stiftung), 2016.

4 août 2022/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/08/DM-1030x1030-1.jpg 1030 1030 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-08-04 11:40:282022-08-04 11:40:28La démocratie meilleure : acceptation et stabilité

Offre de formation sur le marketing territorial

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Comment mettre en place une démarche de Marketing Territorial ?

La communication des collectivités territoriales a pour objectif l’organisation de la vie collective. C’est dans cette optique que l’Association Sénégalaise d’Appui à la décentralisation et aux initiatives citoyennes ASADIC-TAATAAN vous propose une offre de formation payante sur le thème : « Comment mettre en place d’une démarche de Marketing Territorial ?» regroupant l’ensemble des actions de communication qui visent à promouvoir l’image de votre collectivité et votre image d’élu.

Aujourd’hui, toute stratégie de développement du marketing territorial devrait inclure des actions au sein des territoires, privilégiant la flexibilité et l’appropriation des responsabilités et des personnes qualifiées. Afin de répondre aux besoins en formation des élus, agents des collectivités territoriales, des professionnels et étudiants, l’Association ASADIC-TAATAAN compte accompagner ces derniers sur les outils techniques et pratiques pour développer l’attractivité d’une ville, d’une commune, d’un département, d’une région ou d’une intercommunalité.

Grâce à la formation les participants pourront acquérir des connaissances nouvelles sur les projets et les stratégies territoriales à valoriser liées au développement de l’attractivité, de comprendre les enjeux du marketing et de développement territorial/local ainsi que la démarche et des outils de marketing territorial à mettre en place.

Si vous désirez participer à la formation, veuillez remplir le formulaire ci-dessous

Copie de Copie de FICHE D’INSCRIPTION – Google Forms , ou nous contacter au 33 837 80 09 pour avoir plus d’informations sur la formation.

Le nombre de place est limité pour un meilleur suivi de nos apprenants.

1 août 2022/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/08/M.T.jpg 1080 773 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-08-01 11:22:532022-08-01 11:22:53Offre de formation sur le marketing territorial

Les collectivités territoriales et la gestion de la santé communautaire 

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Les collectivités territoriales et la gestion de la santé communautaire 

La santé communautaire, approche de résolution des problèmes de santé fondée sur l’engagement des communautés, est un pilier de la politique du Plan Sénégal Émergent et du Plan National de Développement Sanitaire Social. Sa finalité est de mettre en place un dispositif sanitaire de proximité basé sur une responsabilisation des collectivités territoriales et des populations conformément aux principes de la libre administration et de la participation citoyenne.

Au niveau déconcentré, le système de santé du Sénégal est organisé à trois niveaux selon une structure pyramidale :

  • un niveau central ou stratégique constitué du cabinet du Ministre, des directions, des services et des programmes nationaux ;
  • un niveau intermédiaire ou de coordination représenté par les régions médicales ;
  • un niveau périphérique ou opérationnel défini par les districts sanitaires.

Au niveau décentralisé, la compétence des collectivités territoriales et la participation de la population à l’effort de développement sont organisées principalement par le Code général des collectivités territoriales, le Code des obligations civiles et commerciales (COCC) par le décret n°2018-35 du 05 janvier 2018 portant statuts types des comités de Développement sanitaire (CDS).

En effet, au niveau de chaque centre de santé, poste de santé et structure assimilée doit abriter un Comité de Développement sanitaire. Le Comité de Développement sanitaire est une association de participation à l’effort de santé publique qui s’administre librement, dont la vocation est de contribuer, avec L’État et les Collectivités territoriales, à :

  • la promotion de la santé des individus, des familles et des communautés;
  • la promotion de la participation des populations à toutes les étapes de l’identification et de la résolution de leurs problèmes de santé;
  • la mobilisation des populations pour la promotion de la santé; l’amélioration de la qualité des prestations des services de santé;
  • la promotion de la solidarité pour l’accès des indigents et groupes vulnérables aux soins de santé, en relation avec les services de l’Action sociale;
  • porter un plaidoyer pour le financement de la santé auprès des collectivités territoriales, des partenaires techniques et financiers et d’autres partenaires au développement ;
  • assurer la gestion concertée avec L’État et les Collectivités territoriales des centres, postes de santé et structures assimilées ;
  • la promotion des mutuelles de santé; la gestion transparente des ressources, etc.

Par ailleurs, avec le transfert des compétences en matière de santé survenu dans le contexte de la décentralisation, les collectivités territoriales sont devenues responsables du fonctionnement, de la gestion et de la maintenance des structures sanitaires. Au-delà de la simple participation financière, cette réforme a contribué au renforcement de l’implication des populations dans tout le processus de planification, de mise en œuvre et de suivi et évaluation des actions concernant leur santé.

Cependant, la mise en œuvre de ces compétences pour l’amélioration de la performance du système de santé pose encore quelques problèmes en rapport avec certaines exigences du secteur : construction, réhabilitation, équipement, gestion des structures sanitaires, participation à la couverture maladie universelle…

En outre, un leadership actif des collectivités territoriales est essentiel pour une mise en œuvre efficace des interventions de santé communautaire. Cette contribution est attendue à divers niveaux :

  • fonctionnement des infrastructures communautaires de santé, amélioration de la couverture géographique,
  • amélioration de la qualité et de l’offre de services de santé communautaire, gestion de la motivation des acteurs communautaires de santé (ACS),
  • mobilisation des ressources,
  • planification et suivi des interventions de santé communautaire.

Pour le fonctionnement des infrastructures communautaires de santé également, les collectivités territoriales appuient les communautés et les structures déconcentrées pour assurer le fonctionnement des formations sanitaires.

En somme, la dynamique de gouvernance participative sanitaire, soutenue par la politique de décentralisation au Sénégal, constitue un enjeu essentiel pour un développement économique endogène local.

27 juillet 2022/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/07/C.T-et-la-sante.jpg 1030 1030 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-07-27 09:08:572022-07-27 09:08:57Les collectivités territoriales et la gestion de la santé communautaire 

Les collectivités territoriales et la gestion de l’éducation

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Les collectivités territoriales et la gestion de l’éducation

Aujourd’hui, l’éducation n’est plus seulement une affaire d’État, dans la mesure où les collectivités territoriales sont devenues des acteurs déterminants du système éducatif, en raison notamment des conséquences des lois de décentralisation.

En effet, l’État du Sénégal a engagé une opération de décentralisation des compétences qui renforce le poids des collectivités territoriales. Ainsi, la commune, et le département participent au fonctionnement de l’éducation nationale.

Au courant des différents réformes de la décentralisation, le rôle des collectivités territoriales en matière d’éducation s’est considérablement modifié. Dépassant largement leurs attributions de bâtisseurs et de gestionnaires soucieux du bon fonctionnement des établissements et écoles qui leur sont confiés, les collectivités s’affirment désormais dans la construction d’une politique éducative locale vouée à la réussite des élèves.

Par ailleurs la loi précise la répartition des rôles et des compétences des collectivités territoriales en matière d’éducation.

La commune reçoit les compétences suivantes :

  • La construction et équipement des écoles élémentaires, préscolaires, écoles communautaires de base et écoles franco-arabe ;
  • Participation à la gestion et à l’administration des écoles élémentaires, préscolaires, daaras, écoles communautaires de base et écoles franco arabes ;
  • Recrutement de personnels d’éducation et de formation pour les classes préscolaires communautaires et des centres d’éducation de base des jeunes et des adultes analphabètes ;
  • L’appui aux Daaras ;
  • Les soutiens scolaires ;
  • L’allocation et la répartition de bourses et d’aides scolaires ;
  • Le recrutement et prise en charge des personnels d’appoint des écoles élémentaires, préscolaires, des écoles franco arabes et écoles communautaires de base ;
  • La promotion des langues nationales et de la tradition orale ;
  • Le recrutement d’alphabétiseurs ;
  • La formation des formateurs et alphabétiseurs ;
  • Le soutien à la formation professionnelle ;
  • La participation à l’acquisition de manuels et de fournitures scolaire pour les écoles élémentaires, préscolaires, écoles communautaires de base et écoles franco-arabe.
  • L’élaboration et la mise en œuvre du plan communal de lutte contre l’analphabétisme.

Cependant, si plusieurs écoles publiques se trouvent sur le territoire de la commune, le conseil municipal détermine le ressort de chacune d’entre elles, c’est-à-dire qu’il précise dans quelle école doivent être affectés les élèves en fonction de leur lieu de résidence dans la commune. Si la sectorisation scolaire est établie par le conseil municipal, il appartient au maire de traiter les éventuelles demandes de dérogation relatives à la sectorisation.

Pour le département, il a en charge les constructions et les travaux dans les collèges.

Il assure de manière générale :

  • La construction, l’équipement de lycées d’enseignement technique et lycées professionnels ;
  • La construction de centres d’enseignement technique et de formation professionnelle ;
  • L’élaboration et la mise en œuvre du plan départemental de développement de l’éducation et de la formation ;
  • La création d’une bourse des métiers ;
  • La participation à l’acquisition de manuels, de fournitures scolaires et de matériels didactiques pour les lycées d’enseignement technique et professionnels, et les centres de formation professionnelle ;
  • L’appui au fonctionnement des organes de gestion au niveau régional ;
  • La promotion du partenariat école/entreprises ;
  • La participation à l’élaboration et à la mise en œuvre de la tranche départementale de la carte scolaire régionale ;
  • L’équipement et l’entretien des lycées et collèges d’enseignement général et participation à leur gestion par le biais des structures de dialogues et de concertation l’élaboration et la mise en œuvre du plan départemental d’élimination de l’analphabétisme
  • Le soutien à la formation professionnelle ;
  • La participation à l’acquisition de manuels et de fournitures scolaire des lycées et collèges d’enseignement général ;
  • L’allocation de bourses et aides scolaires ;
  • L’autorisation d’exercer comme opérateur en alphabétisation ;
  • La promotion de l’éducation inclusive ;
  • La promotion des valeurs civiques et de la citoyenneté active.

En définitif, dans chaque collectivité territoriale, la prise en charge du secteur éducatif relève à la fois des élus qui prennent les décisions dans les conseils et des services dédiés qui assurent la gestion et l’exécution de ces décisions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25 juillet 2022/3 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/07/C.T-et-education.jpg 1080 1080 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-07-25 08:18:122022-07-25 08:18:12Les collectivités territoriales et la gestion de l’éducation

Les indemnités de fonction du président et des membres du conseil départemental

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Les indemnités de fonction du président et des membres du conseil départemental

Tout comme les maires et les membres du bureau municipal, les fonctions de président, de membre du bureau et de conseiller départemental donnent droit, sur le budget du département, à des indemnités et à un remboursement de frais dans l’exécution des mandats qui leur sont confiés.

En effet, le conseil départemental peut voter, sur les ressources ordinaires du département, des indemnités à attribuer au président, pour frais de représentation.

Ainsi, le décret n° 2014-1223 fixe les modalités d’attribution ainsi que les taux maxima des indemnités et frais allouées aux membres du conseil département, aux conseillers et aux membres de la délégation spéciale du département.

Selon le décret, les présidents de conseils départementaux, reçoivent par mois, la somme de 1.250.000 de FCFA, tandis que les autres membres de bureau bénéficie chacun de 150. 000 FCFA. Toutefois, les conseillers départementaux bénéficient d’une indemnité par session de 5.000 FCFA.

Les conseillers départementaux ont droit également, pendant les sessions ou lors des missions fixées par le président, à une indemnité journalière et à des frais de déplacement pour participation aux travaux du conseil départemental.

Aussi, il faut souligner que la charge de la réparation du préjudice résultant d’un accident survenu dans l’exercice des fonctions de Président, vice-présidents, et membres de bureaux incombe également au département.

Enfin, lorsqu’ils sont chargés de l’exécution d’un mandat spécial, les conseillers départementaux bénéficient des mêmes protection et garantie.

18 juillet 2022/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/03/indemnite-C.D.jpg 1200 1200 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-07-18 11:04:462022-07-18 11:04:46Les indemnités de fonction du président et des membres du conseil départemental

Le représentant de l’État auprès de la collectivité territoriale

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Le représentant de l’État auprès de la collectivité territoriale

En vertu de l’article 270 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), les représentants de l’État sont les délégués du Président de la République dans leur circonscription administratives. Ils relèvent de la déconcentration et sont ainsi  nommés par décret. Ainsi, ils veillent à la sauvegarde des intérêts nationaux, au respect des lois, de l’ordre public.

Dans les conditions fixées par la loi, ils exercent le contrôle de légalité et le contrôle budgétaire auprès des collectivités territoriales, communes et départements. Ils veillent en outre à l’exercice régulier, par les collectivités territoriales, de leurs compétences. Ils représentent chacun des ministres et ont autorité sur les services déconcentrés de l’État dans leur circonscription sous réserve des exceptions prévues par d’autres textes.

En effet, les représentants de l’État sont les seuls habilités à s’exprimer au nom de ce dernier devant les conseils élus de la circonscription de leur ressort. Le préfet représente l’État auprès du département, de la ville, de la commune chef-lieu de département et de toutes autres communes qui lui seront rattachées par décret. Le sous-préfet représente l’État auprès des autres communes de son arrondissement.

Par ailleurs, dans le cadre d’une large déconcentration, les mesures qui déterminent la répartition des pouvoirs entre les autorités centrales et les représentants de l’État auprès des collectivités territoriales, font l’objet d’un rapport annuel à l’Assemblée nationale, après avis du Comité interministériel de l’Administration territoriale prévu au Titre VII du Livre premier du Code Générale des Collectivités Territoriale.

En outre, sur leur demande, le président du conseil départemental et le maire reçoivent des représentants de l’État les informations nécessaires à l’exercice de leurs attributions. Le président du conseil départemental et le maire informent leur conseil de tout courrier que les représentants de l’État souhaitent porter à sa connaissance.

6 juillet 2022/0 Commentaires/par Yacine SAMB
http://taataan.sn/wp-content/uploads/2022/07/representant-de-letat.jpg 1080 1080 Yacine SAMB http://taataan.sn/wp-content/uploads/2018/11/logo-taatan.png Yacine SAMB2022-07-06 10:29:212022-07-06 10:29:21Le représentant de l’État auprès de la collectivité territoriale
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